Arts énergétiques de santé, de la tradition au quantique

Ayurveda

Glossaire ayurvédique

ayurveda se soigner diététique nutrition

A

Agni : feu digestif, dans l’estomac, l’intestin grêle et les tissus (dhatus)
Akasha : élément Éther (Espace), tout espace au sein duquel le mouvement, l’Air (Vayu) pourra s’exprimer.
AMA : toxines générées par une digestion incomplète.
Ama Pachana : littéralement digestion d’Ama (les aliments non digérés), tout ce qui va permettre d’éliminer les toxines.
Ap : (sanskrit) élément Eau (synonyme = Jala).
Asanas : postures de Yoga, qui favorisent une meilleure circulation du prana et qui purifient les nadis.
Ayurveda : Ayur = la longévité  Veda = la connaissance.  En résumé, une science de la vie et de la longévité.

B

Bala : la force du patient et de la maladie.
Bala Roga chikitsa : pédiatrie Ayurvédique.
Brahma : Brahma est le créateur de l’univers. Il est le premier dieu de la trinité hindoue (avec Vishnou et Shiva).

C

Chapati : pain sans levain en forme de galette élaboré avec de la farine atta (complète).

D

Dal (dhal) : lentille ou haricot concassé.
Damstra chikitsa
 : toxicologie Ayurvédique.

Desha : l’habitat d’un l’individu.
Dhara : le massage Dhara est la meilleure thérapie pour rajeunir l’esprit et le corps. Il est préconisé en cas de maux de la tête et des yeux, les rhumes chroniques et les sinusites, les maladies des oreilles et de la bouche, l’arthrite rhumatoïde, les abcès, les plaies, les gonflements. Il est aussi bénéfique en cas de stress, de pression et de spondylite.
Dhatus : 7 tissus qui constituent le corps en Ayurvéda (rasa / lymphe, rakta / sang, mamsa / muscle, medha / graisse , asthi / os, majja / moëlle , et shukra / tissus reproducteurs). Il s’agit des organes et des tissus.
Dipana : substance qui stimule jathara agni, le feu digestif dans l’estomac.
Dosha : principes fonctionnels du corps, au nombre de trois : Vata, Pitta et Kapha. Ce terme désigne les énergies fondamentales de chacun, les humeurs corporelles. Ils sont issus de la combinaison des 5 éléments (eau, air, feu, terre, éther).  Chaque dosha est composé de deux des 5 éléments.
On nomme aussi les 3 doshas Tridosha.
Dushyas : dhatus viciés par le dosha.

G

Ghee : beurre clarifié très communément utilisé en Inde.
Gralia chikitsa : psychothérapie Ayurvédique.
Grishma : été dans le calendrier Hindou.

H

Hemanta : automne dans le calendrier Hindou.

I

Idli : galettes cuisinées en Inde du Sud (Kerala). Elles sont composées d’un mélange pour 1/3  de lentilles (urid dal) et de 2/3 de riz cuits.
Ce mélange est mixé pour former une pâte qui est cuite à la vapeur dans de petit moule.  Se sert au déjeuner avec un chutney ou ragoût de légumes.

J

Jaggery : Sucre de cannes brun non raffiné provenant des palmiers de l’Inde.
Jala : (sanskrit) élément Eau (synonyme = Ap).
Jara chikitsa : Revitalisation Ayurvédique.
Jathara agni : digestive fire in the stomach.

K

Kala : la saison.
Kapha : un des trois Doshas avec Pitta et Vata.  Kapha représente le principe de cohésion dans le corps, structure et fluidité.
Ce dosha est constitué des éléments Terre et Eau.
Kayachikitsa :médecine générale Ayurvédique.
Kerala : état du sud de l’Inde.
Khadikizhi : le massage Khadikizhi est une excellente thérapie des problèmes de peau, de la tension artérielle élevée et de la dilution des ganglions lymphatiques.

L

Lepanam : traitement à base de pâte aux herbes médicales, de ghee et de lait appliquée sur la partie du corps affectée ou l’ensemble du corps. Cette thérapie aide à lutter contre les inflammations, les maladies de peau, les blessures et atrophies musculaires, l’arthrite, la goute, les maladies du cerveau, l’insomnie et la varicose.

M

Mandala : dessin la plupart du temps circulaire. En effet, en Sanskrit, ‘mandala’ signifie cercle. La partie centrale contient une forme géométrique carrée qui correspond aux points cardinaux (nord, sud, est, ouest). Le centre présente fréquemment un dieu ou un symbole de l’illumination. Dans la religion hindoue et bouddhiste les mandalas sont utilisés comme guide de concentration et aide à la méditation.
Mung dal :  haricot de petit soja vert.  Très riche en protéines et très digeste.

N

Nadis : canaux du corps subtils (invisibles avec la technologie actuelle) dans lesquels circule le prana. 
Navrakizhi
 : le massage Navrakizhi est une thérapie en cas de paralysie et d’hémiplégie.

P

Panchakarma : le Panchakama est le programme de santé complet ayurvédique, détoxification du corps et rajeunissement.
Pancha veut dire 5 et karma, action.  Ce sont les 5 actions purificatrices:
Panchakosha : les 5 corps, ou les 5 aspects de l’être humain.
Pachana : substance qui brûle ama, les toxines issues d’une digestion incomplète, dans l’intestin grêle, le colon et même les tissus.
Pitta : un des trois Doshas avec Vata et Kapha.  Pitta représente le principe de transformation, de métabolisme.  Dans notre corps, c’est la digestion.
Pizhichil : le massage Pizhichil est un massage spécifique pour rajeunir le corps. Il protège des maladies et accroit les défenses immunitaires. Normalement trois masseurs interviennent dans ce massage. Il est réalisé sous contrôle d’un médecin.
Prakriti : désigne en sanskrit la forme primitive et l’ordre naturel.
Prakruti : est un terme signifiant notre nature fondamentale. La répartition entre Vata, Pitta et Kapha présente dans chaque individu au moment de sa conception est maintenu durant toute sa vie. Chaque individu a une répartition différente de Vata, Pitta et Kapha dans sa nature ou Prakruti. C’est pourquoi deux personnes réagiront différemment à une même situation et que nous sommes tous différents physiquement et mentalement, même s’il existe des similitudes. Ainsi selon l’Ayurvéda, chacun est unique et dispose d’une constitution psycho-corporelle distincte.
Prana : le souffle, l’oxygénation, la respiration.  L’énergie vitale présente partout dans l’Univers et en nous.
Pranayama : Un exercice de Yoga de contrôle de la respiration, et dans sa pratique avancée, du contrôle de l’énergie vitale.
Prithvi : élément Terre et déesse mère de l’hindouisme.
Rasayana : thérapies de rajeunissement.

S

Samsarjana Karma : la première procédure post-traitement pour la digestion. Ce terme désigne littéralement l’administration graduelle d’un régime alimentaire. Il s’agit d’un régime diététique spécifique pour rétablir complètement les capacités digestives.
Seitan : gluten de blé. C’est un aliment très riche en protéines.
Shalakya : Le traitement ayurvédique des maladies de la tête, du cou, des yeux, du nez et de la gorge.
Shalya : la chirurgie Ayurvédique.
Sharada : automne dans le calendrier Hindou.
Shishira : saison hivernale dans le calendrier Hindou.
Snehana : utilisation d’huiles et d’herbes en ingestion et en application.
Srothas Avarodha : obstruction des canaux.
Swedana : transpirer.

Taittiriya : un des plus ancien Upanishad issu de la partie des Vedas nommee Ayur-Veda.
Talapothichil : le massage Talapothichil est un traitement de la chute de cheveux, des pellicules et des cheveux blancs. Il est également bénéfiques en cas d’insomnie, de faible tension artérielle et de sinusites chroniques.
Tejo : élément Feu.
Thalam : traitement à base d’un mélange de poudre spécifique et d’huile appliqué sur le haut de la tête du patient pendant 20 à 45 minutes. Cette thérapie aide à lutter contre les maux des yeux (et améliore la vision), des oreilles et de la langue, les insomnies, le stress, la tension, la migraine, la perte de volonté, la perte de mémoire et les maux de tête.
Toor dal : petite lentille concassée de couleur jaune.
Tridoshique : qui convient aux 3 doshas.

U

Urad dal (urid) : légumineuse blanche concassée, très petite et aplatie.
Upanishad : upa, déplacement physique, ni, mouvement vers le bas et shad, s’asseoir, soit l’idée de « venir s’asseoir respectueusement au pied du maître pour écouter son enseignement ». Ensemble de textes philosophiques qui forment la base théorique de la religion hindoue et du vedanta.

V

Varsha : saison des pluies dans le calendrier Hindou.
Vasanta : le printemps dans le calendrier Hindou.
Vata : un des trois Doshas avec Pitta et Kapha.  Vata représente le principe de mouvement et de changement.  Tout ce qui se déplace dans le corps.
Vayu : dieu du vent, il désigne l’élément Air. Également nommé Vata dans le Rig Veda.
Vedas : les Védas sont les écritures sacrées de l’Inde antique (environ 1500 avant J.C.) destinées à guider les humains autant dans leur vie quotidienne que dans leur quête de la réalisation de soi.
Vikruti : déséquilibre des doshas Vata, Pitta et/ou Kapha par rapport à notre Prakriti, qui font que notre corps est en mauvaise santé. Il s’agit du terme désignant l’état de maladie ou l’anormalité. Tout Vikruti dans le corps peut amener à des complications dans la régulation des fonctions corporelles et ainsi conduire à des maladies sérieuses. Pour traiter Vikruti, plusieurs aspects vont être examinés : la raison ou étiologie de la maladie, l’état des doshas, l’état des dushyas, desha, kala, bala et les symptômes.

La cuisine indienne traditionnelle. Un article de JB Loin
Comme la cuisine chinoise, la cuisine indienne traditionnelle tend à concilier le plaisir gustatif et le bienfait énergétique en associant intelligemment les divers nutriments et en combinant avec art les différentes saveurs.
L’Inde, pays spirituel entre tous, ne pouvait que concevoir une cuisine favorisant l’équilibre entre le corps et l’esprit.
Les vertus médicinales des condiments, le dosage savant des valeurs caloriques, l’absence de matières grasse d’origine animale et même, bien souvent, la tendance nettement végétarienne de cette alimentation, concourent à rendre les savoureux plats indiens particulièrement sains et énergétiques.

Toute la spécificité de la cuisine indienne tient pratiquement dans l’usage presque scientifique des épices et des herbes.
Il est d’ailleurs amusant de constater, à ce propos, que ce que nous appelons « curry », ce mélange stéréotypé destiné à l’exportation, n’est en fait qu’une des infinies possibilités d’assaisonnement de la cuisine indienne.
Le mot tamoul « kari », en réalité, signifie « sauce ».
Or, les innombrables sauces indiennes sont composées de diverses épices que le cuisinier mélange entre elles selon des lois et un savoir-faire millénaires, dans le but d’apporter à chaque plat une saveur bien spécifique et des vertus médicinales qui le rendent plus digeste et plus harmonieux sur le plan énergétique.
Bref : les véritables cuisiniers indiens sont presque des préparateurs en pharmacie… mais qui ne confectionneraient que des remèdes délicieux !
Trois millénaires de pharmacopée indienne ont donc permis de recenser toutes les épices et leurs effets, et ainsi de leur attribuer des emplois bien précis, en cuisine.
La cannelle, par exemple, s’utilise généralement en bâton pour parfumer les viandes et le riz, ou en poudre pour adoucir les chutneys ou enrichir les desserts.
Les feuilles de coriandres’emploient dans les sauces, les raïtas et les chutneys frais.
Le curcuma accompagne les légumineuses.
La menthe entre dans la composition de nombreuses sauces, notamment servies avec le kebab d’agneau, etc., etc.
Quant aux piments forts, il ne faut pas croire qu’ils sont indispensables.
Les palais occidentaux n’y étant pas habitués, mieux vaut s’en passer purement et simplement.
D’ailleurs, la plus jeune génération de chefs indiens a actuellement tendance à en réduire assez largement l’usage, car ces condiments de feu peuvent, en définitive, masquer les autres saveurs.


Du nord au sud, une cuisine d’une grande variété`L’Inde est un immense pays, et, par conséquent, abrite de très nombreuses diversités culinaires régionales.
Sans entrer dans le détail, disons tout simplement qu’entre le nord et le sud, on assiste à des mœurs alimentaires totalement différentes.
Dans le sud, la coutume a longtemps consisté à disposer le repas, toujours à base de riz, sur une feuille.
Avec ce riz, sont généralement servis des plats végétariens ou des sauces épaisses, et quelquefois des crevettes au lait de coco, des poissons, des currys épicés de mouton ou de poulet…
Au petit déjeuner on a l’habitude de manger des galettes de farine de riz fourrées de pommes de terre épicées, ou des petites nouilles cuites à la vapeur et assaisonnée de chutney…`Dans certaines régions du sud, comme au Kérala ou au Dekkan, on remplace souvent le riz par du tapioca, du mil, du millet ou du sorgho, mais partout on consomme de la noix de coco sous toutes ses formes : lait, chair, huile…
Et, bien sûr, on apprécie beaucoup les fruits : jacquiers, mangues, bananes, ananas, avec lesquels on confectionne toutes sortes de plats épicés…
A tout cela s’ajoutent les préparations à base de yaourt, les raïtas, plus épicés et parfumés qu’au nord.
Les légumineuses, les dhals, sont également très souvent à l’ordinaire dans des plats généralement plus liquides que dans le nord, comme par exemple les soupes.
Enfin, dans le sud on boit avant tout du café au lait (¼ de café très serré pour ¾ de lait et beaucoup de sucre), et assez peu de thé.
Dans le nord, au contraire, on passe sa journée à boire du thé.
Ce thé se prépare avec du C.T.C., une variété locale de thé en poudre, que l’on fait bouillir dans un mélange 50/50 de lait et d’eau, auquel on ajoute du sucre et éventuellement des épices comme la cardamome, le poivre noir, le gingembre et la cannelle.
La base céréalienne de l’alimentation du nord n’est plus le riz mais le blé, que l’on consomme sous forme de chapatis, c’est à dire de galettes de farine complète sans levain, ou sous d’autres formes de pains plus ou moins sophistiqués.
Autre spécificité de la cuisine du nord : l’usage du tandoori, un four traditionnel dans lequel on fait cuire des viandes, poissons et crustacés préalablement marinés.
Plutôt que de l’huile de noix de coco, le nord emploie du beurre clarifié, le ghee, comme matière grasse.
Enfin, plus encore que dans le sud, les régions du nord se distinguent entre elles, et les spécialités sont légions :
  les plats de feuilles de moutarde à la farine de maïs et au gingembre viennent du Penjab,
  beaucoup de spécialités de sucreries viennent du Bengale,
  les mets à base de gibier et de sauces au yaourt sont originaires du Radjastan…
Les religions, elles aussi, différencient les habitudes alimentaires des Indiens :
 les Jaïns, bien sûr, poussent le végétarisme à l’extrême ;
 les musulmans du Cachemire ne mangent ni porc ni bœuf ;
  les parsis sont très attachés au dhansak, une viande d’agneau ou de poulet accompagnée de cinq légumineuses, d’aubergine, de potiron, d’épices et de riz caramélisé…
L’importance du végétarisme
Une grande quantité d’Indiens sont végétariens par nécessité, puisque n’importe quel plat de viande, même le plus modeste, serait infiniment trop cher pour eux.
Cette cruelle réalité mise à part, les Indiens ne sont végétariens qu’en fonction de leur naissance et de leur caste… c’est à dire que la plupart ne le sont pas ou, tout au moins, n’ont pas à l’être.
Cela dit, même parmi les carnivores, manger du bœuf est considéré comme impur, et seul les intouchables dont la profession les met en contact avec les animaux morts peuvent se le permettre.
D’autre part, selon sa naissance, l’Indien respectera certains tabous alimentaires lui interdisant le porc, ou le poisson, ou même encore les racines…
En règle générale, ce sont les castes les plus élevées, en l’occurrence celles de Brahmanes, les prêtres, qui, en se conformant à un comportement non violent, sont végétariennes… mais non végétaliennes puisque les produits laitiers sont considérés comme purs.
Ainsi, le lait, le lait caillé, le yaourt et le beurre clarifié, constituent une des bases les plus importantes de la cuisine indienne, y compris de celle que dégustent les brahmanes.
Enfin, l’Indien traditionnaliste ne peut toucher à sa nourriture que si elle a été préparée par un membre de sa caste ou d’une caste supérieure.
Cela réduit évidemment le nombre des restaurants, dans la mesure où l’on n’y est pas toujours assuré de la caste des cuisiniers.
Mais cela favorise le commerce des gamelles, que l’épouse remplit à la maison et que le mari emporte sur son lieu de travail, seul moyen pour lui de se nourrir… et de rester pur.
Dis-moi ce que tu manges, je te dirais qui tu es...
Pour les Indiens la cuisine est un temple, le lieu le plus sacré de toute la maison ; et la nourriture est une énergie vivante, porteuse de signatures subtiles.
Tout ne peut donc pas être mangé, ni préparé n’importe comment.
L’art culinaire est un véritable acte religieux, et le repas semblable à une prière.
Plus que dans n’importe quelle autre contrée du monde, en Inde on est ce que l’on mange… et l’on ne se fait Brahmane qu’en mangeant comme un Brahmane.
Les nourritures réservées à chaque caste semblent en effet appropriées au mode de vie et aux devoirs de ses membres.
En fait, les interdits alimentaires se multiplient au fur et à mesure que l’on monte dans cette hiérarchie sociale, de telle sorte que les plus purs n’ont droit qu’à la nourriture la plus pure et la plus purifiante… alors que les impurs peuvent se permettre toutes les fantaisies.
Derrière ce système de castes, certes critiquable par bien des points bien qu’il reflète la réalité universelle des hiérarchies sociales, se cache en fait une tripartition philosophique de la nature.
Pour les Hindous, sattva, rajas et tamas, les trois qualités à la base de toute substance, se retrouvent bien sûr dans chaque être humain aussi bien que dans chaque aliment.
L’Hindouisme réserve donc globalement :
 les aliments sattviques, c’est à dire calmants, aux prêtres ;
 les aliments rajasiques, excitants, aux guerriers ;
 les aliments tamasiques, plus lourds et structurants, aux ouvriers.
Certains verront peut-être dans de telles classifications une version antique du « Meilleur des mondes », mais elles ne sont peut-être que des tentatives d’institutionnaliser des tendances tout simplement humaines et observables dans n’importe quel cadre social.
Vous aussi vous serez sans doute aperçu qu’une nourriture plus saine, plus légère, voire plus végétarienne, tout en assurant votre santé, vous portait plus volontiers à la sérénité qu’à l’hystérie.
Les Indiens l’avaient compris il y a plus de 3000 ans !