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L'équilibre acido basique

L'équilibre acido basique

07-10-2014
Un article de Francine Drieu. Docteur en pharmacie, titulaire d’un CESU d’homéopathie et de nutrition humaine, consultante en nutrition et en médecines naturelles, enseignante à l’Association Kousmine française où elle anime des stages de jeûne et assure des enseignements du message du Dr Kousmine actualisé des dernières avancées de la recherche scientifique.

L’équilibre acido-basique en héritage...

fruits
C’est le Dr Catherine Kousmine qui, la première, a découvert cette notion prédictive de la santé, prenant la personne dans sa globalité et dans son unité, incluant ses habitudes alimentaires mais aussi ses activités physiques et ses préoccupations, angoisses et émotions.
La notion d’équilibre acido-basique de l’organisme reflète l’hygiène de vie de la personne, de la qualité de son alimentation, de son activité physique et de la gestion de son stress chronique. Elle est un indicateur précieux de son capital santé et de ses capacités à prévenir les maladies dégénératives, cancers et auto-immunes.

Dans notre mode de vie actuel, où nous sommes trop sédentarisés, mal oxygénés, nourris d’aliments très appauvris en catalyseurs divers, il est courant de voir des troubles de santé dus à une accumulation d’acides. C.Kousmine
Que dirait-elle trente ans plus tard, où une personne sur trois a développé ou développera un cancer dans sa vie, où l’apparition de cette maladie se fait de plus en plus tôt dès l’enfance, où les maladies allergiques et auto-immunes se généralisent et où des maladies, exceptionnelles il y a cinquante ans, émergent quotidiennement, telles la fibromyalgie, la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson…
Grâce à son esprit de synthèse, le Dr Kousmine chercha à relier ces diverses pathologies entre elles et à ne pas en rester à leur simple aspect analytique, étudiant le patient dans son ensemble, son unité, sa globalité. Elle avait en effet constaté que l’étude du pH urinaire, reflet lointain du métabolisme, donnait de précieuses indications sur la lutte que mène l’organisme pour conserver son équilibre. Dans toutes les pathologies, le pH urinaire est acide, alors qu’en état d’équilibre il est neutre, proche du pH sanguin. Il est aussi le reflet de l’acidification et de l’encrassage des tissus. L’acidose tissulaire, notion complexe, peut donc se définir comme l’évidence de l’intoxication des tissus et de l’encrassage de l’organisme par les acides, surtout d’origine alimentaire.
Origine de l’acidose...
Première cause : trop d’acides forts. La production excessive d’acides endogènes, tels l’acide lactique produit au cours de l’effort sportif intense mais aussi et surtout les acides libérés par la fermentation dans l’intestin des sucres raffinés, des céréales raffinées, de l’alcool, des diverses boissons industrielles…, provoque leur libération dans l’organisme.
La consommation excessive de protéines animales (viande, lait, produits laitiers, yaourts), génératrice d’acide sulfurique et d’autres acides forts dont l’organisme ne peut se débarrasser, augmente encore cette production d’acidité dans les tissus.
Deuxième cause : insuffisance de systèmes tampon. 
Les processus vitaux de notre organisme ne peuvent se dérouler normalement que si le milieu ambiant tissulaire est neutre (pH aux environs de 7). Or l’alimentation industrielle, carencée, n’apporte pas suffisamment de micronutriments (principalement de minéraux alcalinisants et de vitamines) ni d’enzymes et produit un excès d’acidité.
D’autre part, l’insuffisance d’apport en ions alcalins comme le potassium et le magnésium, provenant des légumes et des fruits, ne peut contrebalancer les apports excessifs en sel acidifiant que l’industrie agroalimentaire utilise pour masquer le manque de saveur des composants qu’elle utilise.
Enfin, l’insuffisance de consommation d’acides organiques faibles ayant un très fort pouvoir tampon, tels les citrates et les bicarbonates, contribue à l’acidification des tissus. Il faut rappeler que le citron en particulier, malgré sa saveur acide, est un excellent alcalinisant : son acidité, volatile, est très vite éliminée par les poumons, ce qui libère les citrates, eux fortement alcalinisants. Attention, les arômes, de citron ou autre, très utilisés dans l’industrie agroalimentaire, sont des molécules chimiques particulièrement acidifiantes qu’il est important d’éliminer de son alimentation car ils aggravent l’acidose tissulaire. 
L’acidose tissulaire chronique.
L’organisme se comporte comme un producteur d’acides et, bien que l’acidose soit un état métabolique fortement régulé par toute une cascade de systèmes tampon, il s’acidifie peu à peu. Il ne s’alcalinise que dans de très rares affections métaboliques. D’un état aigu, passager, on passe à un état chronique, ou acidose métabolique latente (AML). On peut enrayer cette marche inéluctable du temps par un contrôle toujours plus poussé de son alimentation, de ses activités physiques et de la gestion de son stress chronique, c’est-à-dire de son hygiène de vie.
Parce que les catalyseurs activateurs des enzymes sont carencés en vitamines ou micronutriments, le catabolisme protéique produit des acides de désassimilation non éliminables, car non reconnus, qui vont se fixer sur les fibres d’élastine du tissu conjonctif. Ce tissu conjonctif fait partie du mésenchyme, structure tissulaire de soutien de tous les organes, et assure une bonne oxygénation cellulaire, une bonne hydratation des organes, une bonne alimentation des cellules et une bonne élimination des déchets des cellules. En se fixant sur les fibres d’élastine, les acides forts venus des protéines, surtout animales, rigidifient les fibres et empêchent les échanges indispensables de ce tissu avec les cellules des organes.
Pendant la journée, phase d’assimilation, l’alimentation apporte à l’organisme acides aminés, protéines, sucres, acides organiques, minéraux et vitamines par le courant sanguin, et les graisses par le courant lymphatique. Le foie trie, détoxique, stocke et distribue les divers nutriments par l’intermédiaire de la circulation générale.
Cette phase du métabolisme produit de nombreux acides, qui sont éliminés soit rapidement par la respiration pulmonaire s’ils sont volatils, soit plus lentement par les reins s’ils sont fixes.
L’excès de ces acides va se fixer sur les fibres élastiques du mésenchyme et modifier peu à peu sa structure colloïdale, qui se transforme de sol (ou solution) en gel, c’est-à-dire qu’elle tend à se rigidifier, se solidifier. On observe donc, au cours de la journée, une tendance progressive à l’acidification tissulaire et par conséquent à un enraidissement généralisé.
Pendant la nuit, phase d’élimination, l’organisme ne reçoit pas d’aliment en raison du jeûne physiologique et va éliminer et nettoyer son tissu mésenchymateux, qui libère ses acides dans la circulation, vers les reins qui les élimineront par les urines. Ainsi donc, la nuit, le tissu mésenchymateux tend à se vider de ses acides et à s’alcaliniser et sa structure colloïdale devient plus liquide, sous forme de sol.
Repas du soir léger... Il importe donc que le repas du soir soit pris le plus tôt possible et soit le plus léger possible afin que le foie, après avoir digéré, puisse avoir suffisamment de temps pour détoxiquer l’organisme.
Le mésenchyme se comporte donc comme une éponge métabolique capable de stocker les déchets métaboliques acides en attendant qu’ils soient à leur tour éliminés. Mais s’ils ne sont pas remis rapidement en circulation et excrétés par les reins, ils s’accumulent au fil des ans dans le mésenchyme, rendant sa structure colloïdale solide et empêchant qu’il remplisse son rôle nourricier et oxygénateur des cellules des organes.
Il se produit petit à petit un état de souffrance des organes avec anoxie, malnutrition et auto-intoxication cellulaire qui aboutit à la mort cellulaire. C’est un processus de dégénérescence cellulaire et de sclérose, un des mécanismes de la sénescence.
Ces déchets vont, aussi, favoriser l’apparition des rides, des ptoses, des varices par déstructuration des fibres élastiques…
Par quoi se manifeste l’acidose tissulaire ?
- Une fatigue au réveil
- Des perturbations du sommeil entre 1 h et 3 h
- Des régurgitations et des aigreurs, du pyrosis (ou brûlures.
- Des crises de boulimie compensatrices.
- De la constipation
- Des migraines
- La peau grasse
- La langue chargée postérieurement
- Une mauvaise haleine matinale
- Les amygdales hypertrophiées chez les enfants
- Les mains moites et froides
- Une transpiration abondante des pieds
- Une tendance aux sueurs froides
- Une hyperthyroïdie
- Une moindre résistance au froid
- Des douleurs musculaires, de nuque, d’épaules, lombaires
- Des bronchites chroniques avec sécrétions de mucus
- Des leucorrhées
- Un manque d’entrain et d’enthousiasme. 
Comment met-on en évidence l’acidose tissulaire ? - Très simplement, par la mesure du pH urinaire 3 fois par jour pendant 8 à 15 jours consécutifs : la deuxième urine du matin, avant le repas du midi, avant le repas du soir.
Une avalanche de pathologies
On sait, actuellement, que chaque maladie et surtout les pathologies chroniques, les maladies dégénératives, les maladies auto-immunes, les allergies, l’asthme, les maladies neurodégénératives s’accompagnent toutes d’une acidification des tissus.
Cette acidose tissulaire métabolique latente, chronique, entraîne un phénomène inflammatoire chronique, ou de bas grade, en stimulant deux médiateurs biologiques impliqués dans la réaction inflammatoire : l’interleukine-6 et la prostaglandine E2.
Cette inflammation chronique de bas grade se développe sur ce terrain acidifié à partir d’une infection bénigne insuffisamment traitée, une sinusite, une gingivite, une parodontite (attention aux gencives qui saignent au brossage !), une bronchite, une colite…, qui diffuse dans l’organisme, se délocalisant, évoluant à bas bruit, sans qu’il y ait de foyer inflammatoire précis.
La dysbiose, déséquilibre de la flore intestinale, et la porosité de l’intestin sont les causes majeures de l’inflammation systémique de bas grade, dues à l’alimentation industrielle dénaturée, « chimiquée », qui acidifie fortement le terrain et qui a provoqué l’épidémie d’obésité dans les pays occidentaux, obésité pro-inflammatoire en elle-même et responsable de toutes les affections métaboliques en découlant : diabète de type II, insulinorésistance, maladies cardiovasculaires, cancers…
Cette inflammation présente une vitesse de sédimentation peu augmentée, donc peu significative, mais est responsable de tous types de douleurs : articulaire, gastrique, musculaire, osseuse avec ostéoporose et déminéralisation, perte des dents… Elle est donc directement responsable des rhumatismes, de l’arthrose, des affections rénales et vésicales, de la maladie de Basedow, des maladies auto-immunes, de l’asthme, des allergies…
Comment corriger l’acidose tissulaire?

- alimentation saine, naturelle, maison, vivante et de saison
- suppression du sucre raffiné et de tous les aliments en contenant : boissons industrielles, glaces, biscuits, yaourts…
- repas du soir végétaliens
- jeûne hydrique
- monodiètes à base de jus de légumes ou de fruits comme la pomme, la poire, le raisin et la plupart des légumes
- lavements intestinaux réguliers une à deux fois par mois
- nettoyage du foie et de la vésicule biliaire une fois par an
- usage quotidien du jus de citron
- antioxydants, comme les vitamines A, C, E naturelles
- alcalinisants à base de citrates ou l’usage de l’eau de Vichy
- Arrêt du gluten et des produits laitiers.    
- Désinfection du tube digestif par les champignons et huiles essentielles spécifiques à la flore intestinale (Dr Donatini).
- Cuisine à basse cuisson ou vapeur douce.     
- Les prébiotiques pour lutter contre la porosité de la muqueuse intestinale, comme la spiruline ou la chlorelle
- Les acides gras polyinsaturés oméga-3, comme l’huile de lin, de poissons gras
- L’huile d’onagre, métabolite intermédiaire oméga-6 important pour toutes les membranes cellulaires
- La vitamine D, dont on connaît maintenant l’importance dans la prévention de la sclérose en plaques et des cancers et qui est apportée par l’exposition modérée au soleil
- L’exercice physique
- Le respect du poids car toute prise de poids est une accumulation de toxines pro-inflammatoires
Un marqueur de notre santé.
L’équilibre acido-basique est un excellent témoin de notre état de santé. C’est un « marqueur » de prévention ou d’amélioration des maladies. Toute perturbation prolongée va entraîner l’apparition d’un état inflammatoire diffus, s’étendant à bas bruit, point de départ de toutes les pathologies.
On peut donc en conclure que le maintien de l’équilibre acido-basique est le garant de notre capital santé et est à la portée de tous, à condition de se recentrer sur un mode de vie plus naturel et moins sophistiqué.
Voilà le message que Catherine Kousmine nous a laissé : "être responsable de notre santé en respectant nos propres besoins.
Un homme bien portant ne peut avoir l’inconcevable malchance de voir se produire une prolifération cancéreuse dans son corps sain !"